La CSC

Caterpillar, c’est tout ce qu’il ne faut pas faire!

Caterpillar a obtenu tout ce que demandent les patrons… et s’en va du jour au lendemain. La CSC wallonne dénonce cette situation et invite les politiques à revoir du tout au tout les aides aux entreprises.
«Caterpillar, c’est une caricature! L’entreprise a obtenu tout ce que les employeurs demandent: cadeaux fiscaux, aides à l’emploi, niche fiscale. Elle a réalisé une première restructuration en 2013. Et pourtant, aujourd’hui, elle s’en va» s’indigne Marc Becker. 
Pour le secrétaire national de la CSC en charge des affaires wallonnes, les responsables politiques doivent regarder la situation en face et en tenir compte dans la définition de leurs politiques. «Caterpillar parle de bénéfices moindres et de coûts salariaux. Mais l’entreprise se garde bien de dire qu’au cours des quatre dernières années, elle a doublé le montant des dividendes accordés à ses actionnaires. Ce qui se passe chez Caterpillar démontre que le projet de loi Peeters a tout faux. Le ministre doit la revoir de fond en comble» affirme-t-il.    
Aux responsables wallons qui réfléchissent à l’avenir industriel de la Région, il demande aussi de tirer les leçons de la catastrophe que vit Caterpillar. «Si l’on avait pris plus tôt le train de la sidérurgie verte, d’une industrialisation verte, nous serions aujourd’hui parmi les leaders mondiaux de ce secteur. Et avec des entreprises que l’on ne pourrait pas délocaliser» observe Marc Becker. La CSC wallonne demande donc d’accélérer les efforts en ce sens.  
Favorable au Plan Marshall 4.0, Marc Becker souligne que les emplois qu’il génère –et qui sont des emplois d’avenir- ne répondent toutefois pas aux compétences des travailleurs de Caterpillar et de ses sous-traitants. «Il y a là un gap que le pacte d’excellence doit prendre en compte, estime-t-il. Et pour cela, il faut sans doute se donner des moyens supplémentaires