La CSC

Ils n'en ont jamais assez...

Alors que les inégalités se creusent, alors que les plus riches sont insatiables et n’ont de cesse de devenir plus riches encore, la lutte contre la spirale vertigineuse des inégalités est absolument indispensable. Car «si les inégalités de revenus s’aggravent pendant les périodes difficiles, elles ne se corrigent pas forcément lorsque cela va mieux» ainsi que le souligne un économiste… de la banque ING. Il précise aussi que «les systèmes sociaux moins généreux ont favorisé la montée des inégalités (…) et qu’une reprise classique n’est pas suffisante pour inverser la tendance au creusement des inégalités». Face à ces défis, l’action syndicale, l’éducation permanente et les concertations à tous niveaux sont plus que jamais nécessaires. 
Mais celles-ci s’avèrent parfois extrêmement compliquées. Ainsi, après des semaines de discussions difficiles mais où la volonté d’avancer semblait réelle, le groupe des dix a dû constater la difficulté d’actualiser l’accord de 2002 portant sur le règlement des conflits collectifs. Quelques aspects étaient particulièrement imbuvables comme le fait d’interdire à des travailleurs intérimaires ou à des travailleurs d’autres entreprises de se joindre à des actions de solidarité. Comment dans ce cadre pouvoir encore envisager des actions dans des secteurs où la sous-traitance est importante, où beaucoup d’entreprises sont des PME? 
Il est impossible pour les employeurs de condamner une entreprise qui propose un GSM et un jour de congé à ses travailleurs s’ils s’engagent, tous, à ne pas se porter candidats aux élections sociales.
Il est impossible pour nous de renoncer à notre rôle de contre-pouvoir et de mobilisation des travailleurs. Notre boulot, c’est de défendre les conditions de travail, les droits des travailleurs, pas d’enterrer l’action collective.
Marie-Hélène Ska, secrétaire générale
Marc Leemans, président