La CSC

Il faut combattre les causes, pas les malades !

Des chiffres concernant le nombre de malades de longue durée ont une fois de plus été publiés aujourd’hui. Comme c’était à prévoir, certains proposent d’imposer des sanctions financières aux malades de longue durée. 
Pour Marc Leemans, président de la CSC, ce n’est pas acceptable: «Au Moyen Age, on croyait pouvoir guérir les malades en pratiquant des saignées. Aujourd’hui, on croit pouvoir les guérir par des sanctions financières. Les travailleurs malades sont déjà soumis à des contrôles très rigoureux. Ceux qui veulent réduire les allocations de maladie pour limiter le nombre de malades de longue durée cherchent à tromper la population.». 
Les sanctions à l’encontre des malades de longue durée négligent des constats fondamentaux, tels que le vieillissement du groupe des travailleurs, le relèvement de l’âge de la pension et la charge de travail croissante à laquelle les travailleurs sont exposés tout au long de leur carrière. Des études ont montré que peu d’entreprises mènent une gestion du personnel liée à l’âge, ce qui est pourtant essentiel pour combattre la hausse du nombre de travailleurs malades de longue durée. Malheureusement, l’agenda du travail soutenable se résume à un agenda du « travailler plus longtemps et plus durement ». 
La CSC rappelle également que les partenaires sociaux avaient conclu en décembre 2015 un accord selon lequel les malades de longue durée peuvent reprendre le travail sur une base volontaire. Il s’agit bien d’une reprise volontaire, parce qu’obliger les malades à reprendre le travail en diminuant leur allocation de maladie est une mauvaise idée, qui ne sert qu’à accroître la pression financière et psychologique imposée à des gens qui traversent déjà une mauvaise passe. 
« La transposition de cet accord dans la réglementation n’est pas encore terminée. Cela n’a pas empêché le gouvernement, lors du contrôle budgétaire d’avril, de décider que des sanctions suivraient. Les chiffres budgétaires priment par rapport aux personnes malades » conclut le président de la CSC.
François REMAN
Attaché de presse CSC 
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