La CSC

De la parole… aux actes

Les premières révélations concernant les Panama papers ont provoqué hier un véritable émoi dans le monde entier. Il est apparu, hier aussi, que le gouvernement belge refusait de récupérer les 942 millions d’avantages fiscaux indûment accordés aux multinationales par le biais  d’excess profit rulings (bénéfices excédentaires – ne résultant pas d’une activité économique en Belgique – d’une société). Le gouvernement belge a repris le contrôle budgétaire qui s’attaquera une nouvelle fois aux travailleurs salariés, à la sécurité sociale et aux services publics. Pour la CSC, c’en est trop. Face aux agissements fiscaux irresponsables et inciviques des nantis, l’heure est venue de passer de l’indignation, feinte ou non, à l’action. 
Marie-Hélène Ska, secrétaire générale de la CSC: «La taxe sur la spéculation et autres gadgets décidés par le gouvernement ne sont rien d’autres que des distractions de l’opinion publique qui ne rapportent quasiment rien. La Belgique cale à propos de la taxe sur les transactions financières, la fameuse taxe Tobin. Après un an, le gouvernement s’est contenté d’annoncer un plan de lutte contre la fraude fiscale. Il est temps que le gouvernement cesse de parler. Il est temps maintenant de passer aux actes: connaître les revenus, tous les revenus, les globaliser et les faire contribuer au financement des fonctions collectives
La CSC défend un principe-clé: chaque euro doit être taxé de la même manière. «Un euro égale un euro» affirme Marie-Hélène Ska. «Il doit donc être taxé de la même manière. Que cet euro ait été gagné grâce à de longues heures de travail et de transpiration ou en une nanoseconde grâce à la spéculation. Il faut donc mettre en place un cadastre des fortunes pour s’assurer que les grosses fortunes soient taxées de manière honnête et transparente. Il faut en finir avec l’ingénierie fiscale. Non seulement avec les systèmes internationaux qui font aujourd’hui la une de l’actualité, mais aussi, par exemple, avec les sociétés de management belges