La CSC

Il faut renforcer le crédit-temps, plutôt que le démanteler

Les chiffres de l’Onem qui sont parus dans la presse aujourd’hui prouvent à quel point le crédit-temps est populaire. Ce n’est pas une surprise pour la CSC. Pour de nombreux travailleurs, il est très difficile de combiner vie professionnelle et vie privée. Le crédit-temps destiné à s’occuper d’un enfant ou d’un membre de la famille malade permet d’apporter une réponse partielle à de telles difficultés. Les emplois de fin de carrière constituent, pour de nombreux travailleurs âgés, la seule possibilité de tenir le coup jusqu’à la fin d’une carrière toujours plus longue. Le crédit-temps sans motif est parfois aussi une solution pour les personnes qui souhaitent reprendre leur souffle dans la course folle que constitue trop souvent une carrière professionnelle.
Dans ce contexte, la CSC regrette les propos  du Syndicat neutre pour indépendants (SNI) parlant de « tours du monde financés par le contribuable » ou de certains abus. Il faut savoir que le crédit-temps sans motif n’ouvre plus aucun droit à une allocation. Quant au travailleur qui introduit une demande de crédit-temps avec motif, il doit bien étayer sa demande. Autrement dit, soit le SNI ne sait pas de quoi il parle, soit le SNI veut lancer une nouvelle attaque contre le crédit-temps et les emplois de fin de carrière.
La CSC n’est absolument pas d’accord. Pour nous, il faut renforcer le crédit-temps plutôt que de le démanteler. Le CSC plaide pour l’élargissement du crédit-temps aux entreprises de moins de 11 travailleurs. Il faut savoir en effet que, dans les PME, le crédit-temps est une faveur, et non un droit. Cette discrimination est inacceptable.
La CSC demande aussi un élargissement des motifs du crédit-temps pour soins. En particulier afin de soutenir l’aide aux proches, mais aussi pour les travailleurs qui ont besoin de prendre soin d’eux-mêmes, lors de la reprise du travail après une maladie de longue durée.
La CSC demande également l’instauration d’un système généralisé de « verrouillage » des droits. Les travailleurs qui préfèrent reporter leur crédit-temps risquent d’être trompés si le régime change ou qu’un système est supprimé. Tous les travailleurs qui, à un moment donné, répondent à toutes les conditions pour accéder à un de ces systèmes, doivent avoir la garantie absolue qu’ils pourront en bénéficier à un moment ultérieur. Sans une telle garantie, impossible de planifier sa carrière.
En outre, la CSC plaide pour qu’une décision importante prise dans le cadre du Pacte des générations soit enfin concrétisée, dix ans après. Il s’agit de la possibilité pour les travailleurs de convertir leur prime de fin d’année en jours de congé supplémentaires, sans perte de droits sociaux.

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