La CSC

Des aides à l’emploi wallonnes simples et attractives

Le premier dossier de la concertation wallonne vient d’être bouclé. Il simplifie les mesures d’aide à l’emploi, et les rend plus attractives. Le gouvernement a entériné intégralement l’accord intervenu entre les interlocuteurs sociaux.  
La date du 28 janvier va entrer dans l’histoire sociale de la Wallonie. Le gouvernement wallon vient en effet d’approuver le premier accord conclu au GPSW (Groupe des partenaires sociaux de Wallonie) sans le modifier. 
Ce premier dossier de la concertation sociale wallonne concerne les aides à l’emploi. Le gouvernement wallon avait mandaté les interlocuteurs sociaux pour les réformer en Wallonie. Ceux-ci lui avaient remis un texte unanime. 
Marc Becker, secrétaire national en charge des affaires wallonnes et actuel président du CESW (Conseil économique et social de Wallonie) en explique les grandes lignes à «L’Info».   
C’est un jour important pour la concertation sociale wallonne…
En effet. L’emploi est une priorité dans notre Région compte tenu de l’actuel sous-emploi et du tissu d’entreprises. Le GPSW voulait que la Wallonie maintienne des mesures qui favorisent l’embauche ou le maintien à l’emploi, en particulier celui de certains publics cibles. Les interlocuteurs sociaux wallons tenaient beaucoup aussi à ce que ces mesures soient suffisamment attractives et d’application simple tant pour les travailleurs que pour les entreprises. Enfin, le GPSW a inscrit sa réflexion dans le cadre des moyens budgétaires actuels consacrés aux politiques de l’emploi, y compris pour le secteur marchand. L’accord conclu entre interlocuteurs sociaux englobait toutes ces dimensions. Nous sommes très satisfaits que le gouvernement l’ait entériné tel quel, sans rien y changer. Il confirme ainsi son engagement de respecter la concertation sociale.
Quels sont les publics cibles visés par cet accord? 
Le GPSW a identifié trois groupes cibles: les jeunes peu ou moyennement qualifiés, les demandeurs d’emploi de longue durée et les travailleurs âgés. Il a aussi visé trois secteurs particuliers: les très petites entreprises (TPE), les gardiennes d’enfants à domicile et les artistes. 
Pour les jeunes, l’aide prendra la forme d’une activation des allocations.  
Une aide sera proposée pour l’embauche de personnes inscrites comme demandeuses d’emploi (indemnisées ou non) depuis plus d’un an, quel que soit leur âge.
Et pour les travailleurs âgés, la mesure actuelle de réduction des cotisations sociales sera poursuivie, avec deux modifications: la mesure débutera à partir de 55 ans (au lieu de 54 ans) et elle s’arrêtera à l’âge l »gal de la pension.  
Quel sera le premier bénéfice de l’accord par rapport à la situation en vigueur jusqu’ici? 
Les mesures d’aide seront bien plus lisibles et plus accessibles pour les travailleurs et pour les entreprises. Jusqu’ici, il existait une quarantaine d’aides et il n’y avait plus grand monde pour s’y retrouver… 
De plus, le GPSW a voulu que les mesures régionales tiennent compte des mesures fédérales de réduction du coût du travail et les complètent. Et il a insisté pour que les écarts avec les autres Régions soient limités afin de ne pas favoriser la concurrence entre entités et de tenir compte de la mobilité interrégionale. Ainsi, c’est en référence à ce qui se fait en Flandre que l’on fait débuter à 55 ans la mesure en faveur des travailleurs âgés.