La CSC

Congrès du CRB

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La CSC Bruxelloise tient Congrès ce 12 octobre 2017. Il s’agit de son deuxième Congrès, le premier s’étant réuni en 2013. Le Comité régional bruxellois (CRB) de la CSC est l’instance de la CSC compétente pour les affaires régionales bruxelloises.

Faisant suite à la 6ème réforme de l’Etat, ce congrès vise avant tout à s’approprier les nouvelles compétences dévolues à la Région bruxelloise en matière d’emploi, d’allocations familiales, de santé, de loyers, etc…  Il veut aussi actualiser les positions de 2013 sur divers sujets d’actualité, comme la mobilité, les nouvelles tendances de l’économie. «Les sujets traités ont  été choisis par les militants dans le cadre très général de la cohésion sociale, traduite par le titre ‘Bâtissons du Lien’(BxL) explique Paul Palsterman, secrétaire régional bruxellois de la CSC. Nous espérons avoir convaincu les militants que les sujets traités sont importants et intéressants, car ils touchent au cœur des préoccupations syndicales.»

Des politiques progressistes
«Comme d’autres, la CSC n’était pas demandeuse d’une 6ème réforme de l’Ẻtat. Mais elle s’est faite. Et nous avons voulu d’emblée la construire au profit de tous les habitants de Bruxelles, de tous les travailleurs rappelle Anne Léonard, secrétaire nationale de la CSC en charge des affaires bruxelloises. En 2016, la CSC s’est associée à la stratégie 2025 de l’actuelle majorité (PS, Défi, CDH, CD&V, SPA et Open VLD) sur certains points particuliers. Notre volonté était d’avoir notre mot à dire, d’être entendus sur des dossiers tels que la fiscalité. Et la concertation sociale s’est développée dans une Région où elle était peu développée jusque-là.» Anne Léonard rappelle que, par la suite, certains ont estimé ne plus pouvoir siéger au gouvernement. «Nous, quelle que soit la coalition, nous réclamons des politiques morales. Mais nous voulons aussi des politiques progressistes» affirme la secrétaire nationale. 
Elle souligne le rôle important que la CSC bruxelloise doit jouer dans une Région riche mais contrastée en misant sur la solidarité qui est l’ADN de toute la CSC. Cette solidarité doit s’appliquer aussi en interne, ce qui est le but des structures renouvelées de la CSC à Bruxelles Halle Vilvorde.

Atouts et défis  
«Ne croyez pas ceux qui disent que les structures ne sont pas importantes. Elles le sont!, affirme pour sa part Léon Detroux, président du CRB. Mais, si elles ne fonctionnent pas dans l’intérêt des gens mais pour elles-mêmes, elles deviennent des machines à broyer. Tous les membres d’une structure doivent être concernés et pouvoir s’exprimer. C’est ainsi que nous avons bâti ce congrès en réunissant de larges consultations préparatoires. Le texte du congrès en est le résultat.» Tout au long de la journée, les militants travaillent en sections puis en plénière pour affiner et amender une fois encore ces textes qui guideront leur action durant les années à venir. 
Bruxelles est une ville riche. Sur le plan économique, c’est le premier pôle belge, le troisième pôle européen. Sur le plan culturel, pour se limiter à un seul exemple, Bruxelles est, de loin, le premier pôle belge d’enseignement supérieur. Mais cette richesse économique et culturelle est inégalement répartie entre les habitants de la Région. Celle-ci a aussi le revenu moyen par habitant le moins élevé de Belgique; la Région bruxelloise compte la plus forte proportion de diplômés de l’enseignement supérieur, mais aussi la plus forte proportion de décrochage scolaire. «Il y a donc un problème de redistribution des richesses. Autrement dit du travail pour une organisation syndicale, dont la première vocation est d’assurer, sur une base aussi égalitaire que possible, le développement de la personne humaine, sur le plan matériel comme sur le plan culturel et spirituel» conclut Paul Palsterman.