La CSC

Education permanente

Le second congrès de la CSC wallonne aborde de très nombreux thèmes dans les lignes de force qui sont discutées et votées. Tous font l’objet d’une préoccupation particulière de la CSC, tous ont été préparés et débattus. Ils ouvrent des pistes de réflexion et d’action pour relever les défis de demain.

Pourquoi parler d’éducation permanente au congrès?

L’éducation permanente fait partie de l’ADN de la CSC. C’est en effet un des leviers d’émancipation individuels et collectifs qu’elle a activés tout au long de son histoire. La CSC wallonne s’inscrit plus que jamais dans cette tradition et elle la renouvelle à l’heure où il s’agit de lutter contre une idéologie néolibérale qui s’immisce partout et d’être tous et toutes des acteurs et actrices de transformation sociale. 
«Nous connaissons aujourd’hui des bouleversements énormes et de tous ordres. Comment éclairer ce basculement du monde? La question sociale ne s’est-elle pas déplacée vers le chômage et l’exclusion? Et, au travail, ne s’est-elle pas métamorphosée avec les Tic (technologies de l’information et de la communication), l’uberisation?, » interroge Christian Maurel, sociologue, confondateur du Collectif national d’éducation populaire et transformation sociale (France). On assiste au redéploiement d’inégalités sociales de tous ordres. Notre imaginaire social est fragilisé. Et tout cela s’inscrit dans une crise grave de la démocratie représentative. La situation a tendance à générer du dégoût plutôt que de la résistance. Le rôle de l’éducation permanente est de changer cela, d’inverser la donne. Elle doit être la dimension culturelle du mouvement social, celle qui permet de construire un nouvel imaginaire social pour élaborer une nouvelle communauté de destins.» (1) 
Toutes questions dont débattra le congrès de la CSC wallonne en s’interrogeant notamment sur les moyens de porter un véritable idéal d’égalité et pas seulement d’égalité des chances.  
(1) Christian Maurel était l’invité de la Fec lors d’une journée de formation des permanents de la CSC le 8 février dernier à Bouge.