La CSC

Maladies professionnelle: importance de la prévention

En 2017, une fois n’est pas coutume, la CSC avait décidé de focaliser le 28 avril, non pas sur les accidents du travail, mais sur les maladies liées à l’activité professionnelle. Non pas que les accidents du travail ne posent plus problème: en 2015 (derniers chiffres disponibles), 78 travailleurs des secteurs privé et public sont encore décédés sur leur lieu de travail en Belgique. Et dans le secteur privé, 11.557 travailleurs ont été victimes d’une incapacité permanente à la suite d’un accident du travail. Même si le nombre total d’accidents du travail déclarés a diminué de moitié au cours des trente dernières années, il reste encore beaucoup de travail de prévention à faire…

Maladies professionnelles

L’accent est donc mis cette année sur les maladies professionnelles, moins visibles peut-être, mais beaucoup plus nombreuses. Le ministre de l’Emploi Kris Peeters a déclaré que, chaque année en Belgique, entre 2.600 et 5.500 travailleurs sont victimes d’un cancer lié à leur activité professionnelle, soit 70 fois le nombre de décès résultant d’un accident du travail. Outre les cancers professionnels, d’autres maladies engendrent également beaucoup de souffrances. Les problèmes psychosociaux et les affections des muscles et des articulations – autrement dit les troubles musculo-squelettiques (TMS) – constituent, de loin, la principale cause d’absentéisme au travail. 
Parmi les 321.573 malades de longue durée (plus d’un an) enregistrés en 2014, plus d’un tiers (35%) souffraient de pathologies liées à la santé mentale (stress, burnout) et 29,5% souffraient de pathologies musculo-squelettiques (mal de dos, syndrome du canal carpien, épicondylite, etc.). Les pathologies cardio-vasculaires, les lésions liées à des accidents et les cancers viennent quant à eux largement derrière.

Retour au travail 

En face du nombre croissant de "malades du travail", le gouvernement fédéral a instauré de nouvelles règles pour favoriser le retour au travail des malades de longue durée, sous forme de travail adapté ou via un autre emploi. Ce cadre a été déterminé à la suite de nombreuses discussions entre les organisations patronales et syndicales, et il mettait bien l’accent sur le caractère volontaire de la démarche. Mais l’encre était à peine sèche que le gouvernement réintroduisait, tout récemment, la notion de sanction financière à l’égard des travailleurs qui ne collaboreraient pas à un parcours de réintégration. Une décision purement budgétaire une fois de plus, et que la CSC juge à la fois contreproductive et déséquilibrée. Plutôt que d’instaurer des mécanismes pour sanctionner les malades, il serait en effet beaucoup plus utile d’inciter les entreprises à prévenir les maladies professionnelles. Ce que trop d’entre elles négligent encore de faire…

Reprendre le travail après une longue maladie

Si vous êtes malade de longue durée, il existe trois possibilités d’accès au parcours de réintégration. Elles sont expliquées en détail en cliquant ici.