La CSC

Les travaux autorisés en ALE

Sur l’ensemble des heures réalisées chaque année par les prestataires ALE (plus de 3.500.000), près du tiers sont utilisées pour surveiller les enfants avant ou après l’école.
Écoles. Beaucoup d’établissements scolaires font en effet appel à des travailleurs ALE pour des «petites» prestations: surveillance extrascolaire, aide aux élèves pour traverser la rue, aide à l’organisation d’activités parascolaires,…
Particuliers. Ils peuvent recourir aux travailleurs ALE pour l’entretien du jardin, la garde ou l’accompagnement d’enfants, de personnes malades, âgées ou handicapées, pour l’accomplissement de formalités administratives, pour des travaux d’entretien et de réparation refusés par les professionnels en raison de leur faible importance, ou encore pour la garde d’animaux domestiques.
Associations. Les ASBL et associations non commerciales peuvent confier aux ALE des tâches d’aide administrative lors de la réalisation d’activités exceptionnelles, lors d’événements, ou encore pour aider à entretenir des terrains de sport ou des vestiaires.
Autorités locales. Les travailleurs ALE peuvent aider à des tâches temporaires ou exceptionnelles qui ne sont effectuées ni par le personnel ordinaire, ni par le circuit de travail régulier: par exemple, aide occasionnelle à la bibliothèque communale, à la protection de l’environnement, aide à l’accompagnement de personnes socialement défavorisées, rencontre des besoins des quartiers,…
Agriculteurs et horticulteurs. Dans l’agriculture, les activités saisonnières correspondant à des périodes de pointe. Les agriculteurs peuvent alors faire appel aux ALE. Dans l’horticulture, les travailleurs ALE peuvent participer à toutes les activités du secteur, à la plantation et à l’entretien des parcs et des jardins, avec des exceptions.

Qui peut travailler en ALE ? 

  • Les chômeurs complets indemnisés qui sont au chômage depuis au moins deux ans;les chômeurs complets indemnisés âgés de 45 ans ou plus qui sont au chômage depuis au moins six mois;
  • les chômeurs qui ont bénéficié pendant au moins 24 mois d’allocations de chômage au cours des 36 mois précédant leur inscription à l’ALE;
  • les demandeurs d’emploi qui ont droit au revenu d’intégration sociale ou à une aide sociale financière. 
En plus de leurs allocations de chômage ou du revenu d’intégration sociale (RIS), les travailleurs ALE touchent un complément de 4,10 euros par heure de travail, avec un maximum de 25 heures par mois et de 610 heures par an. Ils sont couverts contre les accidents de travail, perçoivent des frais de déplacement et ont la possibilité d’accéder à des formations organisées par l’ALE. 
Au total, 11.000 personnes ont travaillé en ALE en 2017.