La CSC

Nous ne sommes pas respectés dans notre expertise

Véronique Herrent est directrice de l’entreprise de formation par le travail (EFT) Le BRIC. Elle explique pourquoi elle est présente à l'action d'aujourd'hui:
« Je suis révoltée et je trouve que ce qui est reproché au secteur associatif est injuste. Ces réformes mettent le secteur en péril alors qu’ils proposent un service utile à la société, parallèlement aux services publics. 
Je me pose la question d’un éventuel agenda caché. Le décret est revu unilatéralement alors qu’il n’a que deux ans et n’a pas encore été évalué. Cette réforme ne sert pas l’intérêt public. Il faut tenir compte des exigences liées à notre action. On ne peut pas mettre de côté une partie de la population qui n’a pas nécessairement les mêmes moyens d’action pour accéder à l’enseignement, à la formation et au monde du travail.
Nous ne recevons qu’une seule subvention. Si elle vient à être diminuée ou supprimée – ce qui arrivera si nous ne pouvons plus réaliser de recettes par la production de biens et de services permettant de former et d’insérer ces personnes sans emploi -, nous devrons revoir notre gestion des ressources humaines. Et nous ne pourrons plus réaliser l’objet social tel que nous le, souhaitons. 
Nos revendications ce 18 mars, c’est d’avoir une réelle concertation avec le cabinet du ministre Jeholet et la prise en compte de notre expertise du terrain. Actuellement, cette concertation n’existe pas réellement. Il n’y a peu ou pas d’avancée et nous ne sommes pas respectés dans notre expertise. Nous acceptons d’évaluer notre action mais pas dans ces conditions-là. Le Bric fonctionnait déjà avant la création des entreprises d’apprentissage professionnel. Si nous n’avions pas une gestion saine et professionnelle de notre asbl, nous n’aurions pas assuré sa pérennité jusqu’à aujourd’hui.»